• Vocabulaire : remédiation et apprentissage en CM2 (maîtresse patate)

    Mes élèves ont un bagage lexical absolument catastrophique, des mots comme mincir ou jaunir leur posent problème.  

     

    Les problèmes sont de plusieurs sortes : 

     

    - une méconnaissance totale du mot

    - l'incapacité de déduire le sens à partir du contexte, quand ils ne comprennent pas un mot, ils n'en tiennent juste pas compte et saute la phrase.

    - de grosses difficultés concernant la reconnaissance des familles de mots, avec une méconnaissance assez totale des affixes. Par exemple dans "jaunir", plus de la moitié de mes élèves n'ont pas fait le lien avec "jaune". :pale:

     

    J'ai donc mis en place  ..............................  

     

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    Remédiation en vocabulaire en CM2 (maîtresse patate)


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  • Les projets interdisciplinaires sont le lieu où, au mieux, on permet aux élèves de mobiliser ce qu'ils maîtrisent déjà, mais en aucun cas le lieu d'un apprentissage méthodique de quoi que ce soit.

    Au pire, ils sont le lieu d'un brassage d'air aussi épuisant (pour l'enseignant) que vain (pour les élèves).

    Leur financement sur les horaires disciplinaires se fait donc au détriment du contenu enseigné.

    Il ne faut pas se raconter d'histoire, ce "enseigner autrement" est un leurre.

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  • Élève en train de réfléchir à ce qu'elle va bien pouvoir raconter ensuite.


    Aimeriez-vous une histoire où le personnage principal en aide un autre, mais le tue l'instant d'après ; s'apprête à faire une action, mais en fait une autre ; rencontre un obstacle apparemment redoutable, et le franchit en un clin d’œil ; puis en rencontre un autre ; puis un autre ; puis s'en retourne chez lui sans plus y penser ?

    De telles histoires sont le pain quotidien du professeur de français au collège. L'émotion qui le gagne à la lecture des rédactions d'élèves n'est pas souvent l'intérêt, la pitié ou le rire, mais bien plus la perplexité.

    Rares sont les récits cohérents, où les personnages suivent la ligne directrice de leur caractère, même rudimentaire ; où les événements sont préparés, ont un poids et des conséquences ; où tout ne se passe pas selon la logique du rêve.

    L’école n’apprend donc plus ce B-A BA de l’écriture qu’est l’exigence de cohérence narrative. Le tout-venant des rédactions de sixième est beaucoup plus puéril que ce qu’on peut trouver dans les cahiers d’écolier d’avant-guerre ou dans les journaux auto-produits des classes Freinet. Plus de manuels de rédaction, ou presque, plus de rédactions fréquentes (quotidiennes ou hebdomadaires) : un art s’est perdu depuis quelques décennies.

     

    Lire la suite sur le blog PédagoJ.

     

    D'autres textes de Pierre Jacolino : 

    L'analyse grammaticale, exercice des ânes ? (février 2014)

    En 1957, le niveau montait (avril 2014)

    Lavisse est-il désuet ? (février 2014)

    Peut-on (encore) enseigner l'histoire par l'observation ? (2013) 

    Nos grands-parents ne savaient-ils pas lire ? Réponse critique à l'historien Antoine Prost. (2013)

    Pour le retour en grâce des recueils de morceaux choisis (P. Jacolino)


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  • R. W. Brown, Comment le petit Français apprend à écrire. Une étude sur l’enseignement de la langue maternelle en 1915

    Premièrement, on considère, parmi les exercices conçus pour enrichir le vocabulaire, comme absolument essentiel que l’élève relie clairementle mot à l’objet ou à l’idée qu’il représente. Bien qu’il soit beaucoup plus difficile que nous le croyons généralement d’avoir un mot dans l’esprit qui ne soit pas rattaché à quelque idée, l’enseignant français semble ne vouloir prendre aucun risque. Il fait sentir à l’élève que les mots sont inutiles s’ils ne sont les symboles de quelque chose réelle physiquement ou mentalement.

    Deuxièmement, on exige de l’élève qu’il rattache un mot nouveau aux autres mots de son vocabulaire actif, de sorte que ce mot se grave dans son esprit. Le nouveau mot peut être lié à un synonyme connu de l’élève ou à un groupe d’idées qui lui aura été présenté ; mais, de quelque manière que ce soit, il est conduit à l’associer avec les mots qu’il connaît déjà.

    Troisièmement, le mot est placé dans des contextes normaux - quelquefois avant que ses significations soient expliquées - afin de faire sentir à l’élève son usage idiomatique.

    Enfin, lorsque l’explication ou la définition d’un mot ou d’un groupe de mots est nécessaire, le maître commence par en présenter le sens particulier plutôt que général, concret plutôt qu’abstrait. En théorie au moins, un maître commencerait donc par imprimer la signification de l’adjectif sincère dans l’esprit de l’enfant avant d’en examiner la qualité abstraite, la sincérité. Il commencerait par montrer au garçon que de nombreuses choses sont dites riches ou nobles avant de lui expliquer ce que sont la richesse et la noblesse.

    De plus, lorsqu’un même mot a plusieurs définitions, c’est toujours la plus simple, la plus facile à comprendre, celle qui peut s’associer le plus aisément avec la provision d’idées et d’images concrètes que l’élève possède déjà qui est exposée en premier, avant celles qui sont essentiellement abstraites ou figurées. On considère comme allant de soi que, pour qu’un mot ait quelque valeur pour un garçon, il faut qu’il représente une idée clairement imprimée dans son esprit et qu’il ait sa saveur particulière.

    Ces exercices conçus pour enrichir le vocabulaire sont extrêmement intéressants. Les mots choisis pour un jour donné sont suffisamment proches de la vie de l’élève pour qu’ils soient stimulants ; la leçon demande de la part de l’élève beaucoup d’activité ; et l’heure de classe ne dure jamais si longtemps qu’elle devienne ennuyeuse.

     

     

    Dans ces classes, l’enseignant est assurément aidé par les Leçons de Choses qui constituent une partie des programmes d’enseignement aussi bien dans les écoles primaires que dans celles du secondaire. Elles sont l’occasion de discuter en classe d’un grand nombre de questions intéressantes qui ne ressortent directement d’aucune matière du plan d’études. Elles pourraient aussi bien être nommées leçons de connaissances générales.

    Grâce à elles, un garçon de huit ou neuf ans acquiert des connaissances sur le paysan et le blé qu’il cultive ; sur le mineur, le minerai et le charbon qu’il extrait ; sur les différentes sortes de tissus utilisés pour fabriquer les vêtements ; sur le meunier, son moulin et la farine qu’il moût ; sur le viticulteur, ses raisins et la production du vin ; sur les différents genres de combustibles ; sur les différents types de métaux ; sur la faune alentours ; sur la flore que l’on trouve autour de l’école ; sur les différents aliments que l’on peut voir sur le marché ; ainsi que sur des dizaines d’autres objets et d’industries qui sont faciles à comprendre.

    Toutes ces leçons de choses ont évidemment pour objet principal de développer l’esprit d’observation et d’ouvrir la voie aux sciences naturelles ; mais elles doivent en même temps contribuer à enrichir de manière systématique le vocabulaire courant de l’élève.

    R. W. Brown, Comment le petit Français apprend à écrire. Une étude sur l’enseignement de la langue maternelle, Traduit de l’américain par Sébastien-Akira Alix, Paris : Éditions Hattemer, 2015.

     

    Extrait cité à la page http://skhole.fr/brown-r-w-extraits-comment-le-petit-francais-apprend-a-ecrire


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  • C’est à une véritable immersion dans l’atmosphère de l’école française de la IIIe République à la veille de la Première Guerre mondiale que Rollo Walter Brown, un professeur américain de composition et de rhétorique, invite son lecteur dans l’ouvrage Comment le petit Français apprend à écrire, qui est à paraître aux Éditions Hattemer. Dans ce livre, qui est une enquête de première main réalisée au cours de l’année scolaire 1912-1913, l’auteur nous entraîne avec lui dans une France peu visitée alors par les étrangers : la France des élèves qui s’initient jour après jour au maniement de leur langue en suivant les leçons de leurs maîtres en vocabulaire, en grammaire et en composition. C’est à la découverte de cette « France de la jeunesse » que nous engage cet Américain passionné d’écriture qui, tout au long de sa carrière, n’eut de cesse de s’interroger sur les mécanismes et les méthodes les plus à mêmes de faciliter son enseignement.

    --> Voir le Dossier de presse des éditions Hattemer

    --> Lire quelques extraits de l'ouvrage de R. W. Brown (Skholè).


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  • Dernier scan en date sur le blog Manuels anciens :

    Verret et Furcy, Écrire et parler CM1, Le vocabulaire et l'expression écrite, 1964.

     

    Une progression riche et solide d'expression orale, de vocabulaire et d'expression écrite en 30 thèmes.

    Vous y trouverez aussi le livre du maître :
    Verret et Furcy, Écrire et parler CM1 (fichier du maître)


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  • Très intéressant pour les classes de sixième et cinquième, ce manuel ancien d'Auger et Dedieu, Du Vocabulaire à la Composition française, Fin d'études primaires CEP (1955).



    Des mêmes auteurs sur le blog Manuels anciens :

    Auger, Dedieu, Du Vocabulaire au Paragraphe CM

     

     

    Blog Manuels anciens

     

     


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  • Zaubette : "Vous savez peut-être qu'en expression écrite, j'ai construit avec Tinsel un  fichier progressif pour apprendre à rédiger.

    Je l'ai utilisé l'an dernier, je m'en sers encore cette année, et je continue d'être satisfaite de cet outil mais je trouve qu'il manque de situations d'écritures "libres", où l'élève a une relative liberté d'expression et de recherches d'idées. Notre fichier est très construit, très guidé et l'élève a finalement assez peu de marge de manœuvre. 
    Alors en période 1 de cette année, j'ai choisi de proposer des ateliers d'écriture tous les mercredis. J'ai proposé à mes élèves des situations d'écriture faisant un peu plus appel à leur imaginaire, tout en gardant l'exigence de phrases bien construites et bien orthographiées."

    Pour les périodes suivantes, il va s'agir d'écrire tous les jours un texte court, à partir d'un thème donné, pendant une durée assez réduite. 

    Cliquez sur le calendrier ci-dessous pour ouvrir l'article complet de Zaubette

    Calendriers d'écriture CE1 novembre


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  • Merci à Véronique Marchais, professeur de lettres dans un collège et coauteur d'excellents manuels (Manuel de littérature Terre des lettres, Cahier Apprendre à rédiger pas à pas 6e) pour ce très bel et très bon article.

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    Pour le vocabulaire, tout est bon :
    - au fil des textes,
    - par la formation des mots,
    - travail thématique, en relation avec un sujet travaillé en classe,
    - en lien avec l'écriture.

    Quelles approches possibles pour étudier du vocabulaire en classe ? (V. Marchais)

    Quelles approches possibles pour étudier du vocabulaire en classe ?

    1. La recherche dans le dictionnaire
    On peut s’en servir pour préparer les lectures ou pour préciser le travail sur certains mots en contexte. La régularité paraît indispensable pour que les élèves apprennent à se servir du dictionnaire.
    Avantage : développe l’habileté à se servir de cet outil indispensable.
    Inconvénients :
    - Le travail préparatoire ne peut être donné que pour des mots monosémiques.
    - L’utilisation du dictionnaire, trop systématique, peut devenir fastidieuse.


    2. Définition en contexte au fil des textes
    Les textes que nous étudions sont pleins de mots inconnus des élèves. Le but n'est pas qu'ils retiennent tous les mots nouveaux rencontrés dans chaque texte (ça ferait beaucoup), ni les plus rares, précisément parce que, rares, ils ont peut de chance d'être rencontrés de nouveaux, mais des mots relativement courants quoique littéraires – ou tout simplement inconnus des élèves. Ce sont ceux-là qui leur manquent d'abord. Alors on définit (par exemple par un système de notes) tous les mots difficiles dont la définition ne sera pas à retenir. Quant aux autres, ils font l'objet d'un questionnement durant l'étude du texte. Ce questionnement doit amener à définir les mots rencontrés à l'aide de leur contexte. On précise ou complète le sens mis à jour par les élèves et on donne à la fin de l'heure une liste des mots à retenir avec leur définition. Ces définitions sont à recopier le soir même sur une fiche ou dans un répertoire. Par ailleurs, les élèves doivent rédiger 3 phrases employant chacun de ces mots.
    Avantages :
    - Permet de ne pas toujours utiliser un dictionnaire ;
    - Donne des méthodes de réflexion utilisables quand on n’a pas de dictionnaire sous la main.
    Inconvénient : la définition en contexte est plus facile à retenir (formulée par ou pour l’élève) mais moins précise que celle du dictionnaire.

    Exemple, sur l'incipit des Mille et Une Nuits.
    Premier paragraphe.
    Expliquez le sens de la phrase “exclu de tout partage par les lois de l’empire”.
    Comment Shariar réagit-il dans cette situation ?
    « Il mit toute son attention à lui plaire » vous dit-on : cherchez dans la phrase suivante un nom qui désigne cette volonté de plaire, de faire plaisir. Quel radical reconnaissez-vous dans ce mot ? (On attend le mot « complaisance ».)
    Relevez, dans ce paragraphe, tous les mots qui expriment l’amour qui unit les deux frères.
    Deuxième paragraphe.
    Qu’est-ce qui, dans l’attitude de sultan vis-à-vis du vizir envoyé par son frère, montre cet amour pour son frère ?
    Que signifie le mot “abondance” ?
    Quels sont tous les mots du passage qui font sentir cette abondance ?

    Vocabulaire : (mots à retenir par les élèves)
    Une résolution : une décision.
    Ex : Pour chaque nouvelle année, on prend de bonnes résolutions.
    Se résoudre à : se décider à.
    Ex : Shariar se résolut à rendre visite à son frère.
    Résolu : capable de prendre des décisions et de s’y tenir. CONTR : irrésolu.
    Ex : Shariar et Schazenan sont deux êtres résolus.
    Complaisance (n. f.) : 1. attitude par laquelle on cherche à faire plaisir à qqn.
    Ex : Shariar fait preuve de complaisance vis-à-vis de son frère.
    2. Avec un sens négatif, c’est la peur de déplaire à qqn.
    Ex : Même s’il n’est pas d’accord avec lui, le vizir sourit au sultan par pure complaisance.
    L’inclination, c’est l’attirance qu’on éprouve pour une personne (on dit aussi avoir un penchant pour quelqu’un, avec la même idée de pente qui attire vers le bas : incliner signife pencher).
    Un présent : un cadeau
    Abondance (n. f.) : grande quantité de chose.
    Ex : Le sultan offre à son frère une abondance de présents.


    3. Le travail sur une famille de mots
    Il arrive fréquemment qu'un texte présente plusieurs mots de la même famille ou que nous retrouvions des mots de la même famille d'un texte à l'autre. Alors on peut comparer les mots, chercher la communauté de sens qui justifie la communauté de radical ; le professeur peut donner l'étymologie et, par un jeu de questions, on cherche d'autres mots de la même famille ou bien on demande d'expliquer des expressions contenant le mot étudié.
    Avantages : Cet exercice est très efficace car il permet de balayer un nombre de mots assez vaste avec une certaine économie assurée par cette racine commune qui est un point d'appui pour la mémoire. De plus, cette approche donne des méthodes pour réfléchir sur des mots nouveaux.

    Exemple :
    Travail sur les mots de la famille de foi (mots rencontrés dans le texte : se fier à ; perfide) :
    Foi : vient du latin « fides » qui signifie la confiance, la loyauté. Les mots formés sur le radical « fid- » sont de la même famille : fidèle, fidélité, infidèle… Les élèves recherchent des mots qu'ils connaissent, formés sur ce radical, ou des expressions avec le mot foi. Le professeur complète la liste et nous l'expliquons.

    Se fier à : faire confiance à. Ex : je me fie à toi pour nous sortir de là.
    Digne de foi : en qui ou en quoi l’on peut avoir confiance. Ex : cette histoire est digne de foi.
    Jurer sa foi : promettre d’être fidèle à sa parole.
    Foi d’honnête homme : c’est une expression utilisée pour promettre quelque chose, qui engage la parole d’honneur. La Fontaine la détourne : « Je vous paierai, soyez tranquille, avant l’Oût, foi d’animal. »
    Violer sa foi : manquer à la parole donnée, trahir sa parole. On est alors perfide. Par extension, une personne perfide est une personne en qui on ne peut avoir confiance parce qu’elle fait le mal en cachette.
    Un être sans foi ni loi : une personne qui ne croit en rien, qui ne respecte rien.
    Une personne de mauvais foi n’est pas sincère dans ce qu’elle dit, elle cherche à tromper l’autre dans ses paroles. Au contraire, une personne de bonne foi est honnête, sincère.
    Un féal est un vassal, c’est-à-dire une personne qui a juré fidélité à un seigneur.
    Se défier de qqn ou se méfier, c’est ne pas faire confiance.
    Lancer un défi à quelqu’un, c’est le contraindre à prouver sa bonne foi.
    On peut faire des confidences à qqn en qui on a confiance, c’est-à-dire lui confier des pensées intimes, secrètes. La personne à qui on se confie est alors notre confident.


    4. Les leçons thématiques
    Pendant une heure, on ne fait que ça : du vocabulaire, autour d'un thème. Travail sur des champs lexicaux et exercices de réemploi.
    Concrètement, on part d’un texte ou d’une image, on relève un champ lexical, on sort le(s) dictionnaire(s) et on complète : synonymes, antonymes, mots de la même famille...
    Ensuite, on manipule les mots pour affiner la compréhension de leur sens, de leur emploi, et des nuances qu’il y a entre eux.
    Avantage : permet de combler les lacunes des élèves dans un domaine particulier et de les préparer à un travail d’écriture mobilisant ce domaine (expression des émotions, des sensations, etc.)
    Inconvénient : il faut cibler les mots à retenir en priorité et beaucoup réviser par la suite pour assurer la fixation du vocabulaire, sinon, gare à l’indigestion.


    5. Travail en lien avec l’écriture
    Le travail de vocabulaire est donné directement en lien avec un sujet de rédaction. Il vise à donner les outils linguistiques qui permettront la richesse lexicale mais aussi syntaxique (par la proposition de verbes expressifs) du travail. Il peut être enrichi par un travail grammatical (travail sur une structure dont on exigera le réemploi dans le devoir).
    Avantages :
    - La perspective de l’utilisation immédiate du vocabulaire est stimulante pour l’élève.
    - L’emploi immédiat d’une partie de ce vocabulaire dans un travail personnel d’expression aide grandement à sa mémorisation.
    - Le bénéfice pour l’expression est immédiat. Ce travail donne du sens à tous les autres exercices de vocabulaire, parfois plus ingrats mais nécessaires, comme celui sur le dictionnaire.

    6. Mots croisés
    Ce travail se prête davantage à des révisions qu’à la découverte de mots nouveaux mais, par sa forme ludique, il séduit beaucoup les élèves.



    TYPOLOGIE DES EXERCICES POSSIBLES POUR LES RÉVISIONS

    CLASSER
    1. Classez les périodes historiques suivantes de la plus ancienne à la plus récente :
    Age classique – Antiquité – Époque contemporaine – Moyen-âge – Préhistoire – Renaissance – Temps modernes.

    2. Classez les expressions suivantes selon qu’elles désignent le présent, le passé ou l’avenir puis employez dans une phrase celles qui sont soulignées.
    Actuellement – autrefois – bientôt – d’antan – désormais – dorénavant – jadis – maintenant – naguère – récemment.


    ASSOCIER
    2. Retrouvez quel l’adjectif correspond à chaque expression :
    du printemps, de l’été, de l’hiver, du Moyen-âge, du matin, du soir, du jour, de la nuit, d’un siècle ou plus, de nos ancêtres.
    Ancestral – diurne – estival – hivernal – matinal – médiéval – nocturne – printanier – séculaire – vespéral.

    3. Associez chaque mot à son contraire :
    Antérieur ; précéder ; permanent ; bref.
    Long – postérieur – provisoire – succéder

    4. Associez chacun des mots suivants à sa définition.
    - abattu - de mauvaise humeur
    - maussade - qui regrette un bonheur passé
    - mélancolique - qui a l’air sombre et triste
    - morose - qui éprouve une tristesse vague, a des pensées sombres, tristes
    - nostalgique - profondément triste, sombre, renfermé
    - lugubre - fatigué, découragé, qui n'a plus de force


    DÉFINIR
    5. Quel moment de la journée désignent les mots suivants ?
    l’aube – l’aurore – le crépuscule – le passage au zénith – entre chien et loup.

    ANALYSER
    6. Expliquez le sens des mots suivants en analysant leur formation à chaque fois que c’est possible.
    a) Qui appelle-t-on : les aïeux ; les ancêtres ; nos contemporains ; des descendants ; un prédécesseur ; un successeur ?
    b) Qu’est-ce que la postérité ? Une gloire posthume ?
    c) Les mythes remontent à des temps immémoriaux : Que signifie immémoriaux ?

    FORMER DES MOTS
    7. Formez des adverbes à partir des adjectifs suivants. Vérifiez dans le dictionnaire le sens de ces adjectifs et l’orthographe des adverbes.
    Périodique ; ultérieur ; long ; récent ; constant ; précédent ;

    8. Le préfixe mé- est une déformation de mal.
    a) Simplement en analysant sa formation, donnez le sens de « méconnu ».
    b) Trouvez d'autres mots commençant par mé- correspondant aux définitions suivantes : erreur due à une chose mal comprise - aventure qui se finit mal – mauvaise entente entre deux personnes – dire du mal de quelqu'un – pas content, pas satisfait – mauvaise action – mauvaise estime.


    EMPLOYER
    9. Faites une phrase avec chacun des adverbes que vous avez formés dans l’exercice précédent.
    10. Employez chacun des verbes suivants dans une phrase de votre invention : affliger – navrer – accabler – assombrir – se languir.


    CORRIGER
    11. “Aujourd’hui”, “demain”, “la semaine prochaine” ne peuvent être employés que dans les dialogues, pas dans les récits. Recopiez les phrases suivantes en remplaçant les mots soulignés par l’expression qui convient.
    a) Il l’avait rencontrée aujourd’hui et voulait l’épouser dès demain.
    b) C’était l’homme qu’il avait vu la semaine dernière.
    c) Aujourd’hui, Robin était bien sombre : il ne pouvait s’empêcher de penser aux événements d’hier.
    d) Il lui donna rendez-vous dans trois jours.
    e) Par chance, un bateau partait après-demain.
    e) Le mariage fut repoussé au mois prochain.

    COMPLÉTER
    12. Complétez les phrases avec un des mots suivants : bicentenaire – bimensuel - bimestriel - hebdomadaire – périodes -quotidienne – solstice – trimestre.
    L’année scolaire est divisée en … - Le journal télévisé de 20 heures est une émission … - Un journal qui paraît toutes les semaines est un … - Ce magazine paraît tous les deux mois : c’est un … ; celui-là paraît tous les quinze jours : c’est un … - Le 24 décembre, c’est le … d’hiver. - En 1989, on a fêté le … de la Révolution française. - La Terre a connu plusieurs … glaciaires.

    RETROUVER DES MOTS DANS UN TEXTE :
    1. a) Retrouvez dans l’extrait de L'Odyssée tous les termes relatifs à l'armement.
    b) Quel autre mot désigne la flèche ?

    2. Trouvez dans le texte un équivalent dans la langue soutenue des mots suivants : craindre – mortel – brouter – caverne – boisson – habitation – invité – enlever – bateau – chagrin – hypocrites – force – cadeau.

    ENRICHISSEMENT D’UN CORPUS A L’AIDE DU DICTIONNAIRE
    1. L’épopée se caractérise par le choix de mots forts. Pour chacun des mots suivants, proposez un ou plusieurs mots de sens proche, mais plus fort. Ex : peur. → terreur, épouvante. Pour ce travail, vous pouvez utiliser un dictionnaire analogique.
    Le bruit – le noir – un cri – le mouvement - détruire – tuer – tomber – pleurer - courir – manger – jaillir – briller – effrayant – grand – beau – fort - brillant – dangereux – triste – choqué – méchant.

    MOTS CROISÉS



    Exemple de leçon thématique : Vocabulaire des sensations

    Pour percevoir le monde, nous utilisons cinq sens : la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, le goût.

    I. La vue

    1. Voici des verbes qui expriment le fait de regarder, employez-les au présent dans les phrases suivantes, en tenant compte de leurs nuances de sens :
    Examiner, observer, guetter, contempler, épier
    1) Je .... avec impatience l’arrivée de mes amis.
    2) Le médecin ... attentivement le patient afin d’établir son diagnostique.
    3) Il pressa le pas et se retourna plusieurs fois, car il se sentait ... .
    4) L’astronome ... les étoiles avec une lunette puissante.
    5) Arrivés au sommet, nous ... avec émerveillement le paysage qui s’offre à nous.

    2. Voici trois adjectifs qui évoquent la blancheur, employez-les chacun dans une phrase qui mettra en évidence les nuances de sens :
    Pâle, livide, immaculé.

    3. blanchâtre : quel nuance de sens apporte le suffixe -âtre ?

    4. Voici des mots pour dire la lumière et avec lesquels vous compléterez les phrases suivantes :
    Lueur, clarté, pourpre, laiteux, ardent, miroiter.
    1) La nuit était douce et la lune nous enveloppait de sa lumière ... .
    2) Il écrivit sa lettre à la ... tremblotante d’une bougie.
    3) La route tremblait sous la lumière... du soleil.
    4) La première étoile apparut dans la lumière ... du couchant.
    5) mille petits soleils ... à la surface de l’eau.

    II. Le toucher.
    1. Regroupez ensemble les antonymes.
    lisse brûlant
    frêle rêche
    satiné dur
    rigide rugueux
    moelleux solide
    glacial souple

    2. Associez à chaque verbe le bon sujet.
    le vent caresse
    le froid accable
    la brise darde ses rayons
    la canicule mord
    le soleil cingle

    III. L’ouïe
    1. Voici des noms pour dire les bruits, classez-les en deux colonnes : bruits faibles/ bruits forts.

    froissement sonnette grêle
    fracas tonnerre
    tintement son cristallin
    murmure chuchotement
    tapage souffle
    tintamarre brouhaha
    Employez chacun de ces mots dans une phrase de votre composition.

    2. Voici une liste de verbes pour dire les bruits. Employez-les dans les phrases suivantes.
    Retentir, tintinnabuler, gronder, siffler, rouler, clapoter, résonner, crépiter
    1) Le vent ... entre les tuiles mal jointes du toit.
    2) Allongé au fond de la barque, j’écoute l’eau ... contre les planches.
    3) De l’autre côté des montagnes, l’orage se mit à ... .
    4) Lorsque l’ascenseur parvint au cinquième étage, une petite sonnette ... .
    5) La flamme étouffée s’efforçait de renaître et bientôt le feu ... .
    6) Au fond de ce couloir, sa voix ... d’une étrange manière.

    3. Classez les verbes suivants en trois séries selon qu’ils indiquent a) un bruit qui augmente, b) un bruit qui dure, c) un bruit qui diminue ou s’achève.
    Se prolonger, s’accroître, s’affaiblir, faire écho, persister, s’enfler, se taire, se répercuter, s’amplifier, se calmer, s’atténuer, s’amplifier.

    IV. L’odorat et le goût
    1. Rapprochez chaque expression de la colonne a) de l’adjectif convenable de la colonne b)
    a) b)
    un plat non salé acide
    le vieux beurre suave
    le citron âcre
    la fumée amères
    le parfum d’une rose fade
    les endives rance

    2. Groupez les expressions synonymes :
    entêtant reconnaître
    savoureux se régaler
    fétide enivrant
    se délecter répandre
    discerner nauséabond
    exhaler délicieux

    3. Trouvez trois mots de la famille d’odeur qui répondent aux définitions suivantes :
    - sens permettant la perception des odeurs.
    - qui sent mauvais.
    - qui n’a pas d’odeur.
    4. Trouvez un adjectif de la même famille que –saveur- et qui sert à qualifier un aliment sans goût.

    V. Les cinq sens.

    Observez cette peinture d’Arcimboldo intitulé « The Water », l’eau.
    Décrivez le personnage que vous voyez, en employant le vocabulaire des cinq sens de manière à insister sur vos sensations face à cette créature.



    Travail en lien avec l’écriture

    Sujet n°1 : après l’étude de l’histoire de Narcisse dans les Métamorphoses d’Ovide, il s’agit de l’écriture d’un cadre idyllique à l’imitation de celui décrit par Ovide.

    a) Préparation
    1. Associez les noms de gauches et les adjectifs de droite sans oublier de faire les accords nécessaires. Ex : l'ombre fraîche.
    ombre ; onde ; air ; arbres ; feuilles ; lumière ; herbe ; fleurs chatoyant ; frais ; limpide ; luisant ; majestueux ; odorant ; pur ; translucide ;
    2. Que peut faire l'eau ? l'ombre ? les feuilles ? le vent ? la lumière ? les arbres ? l'herbe ? les fleurs ? Pour répondre, faites une phrase par question en utilisant les verbes suivants :
    bercer ; bruire ; chanter ; chatoyer ; courir ; danser ; onduler ; s'étirer.
    b) Rédaction :
    En dix à quinze lignes, décrivez un décor enchanteur. Utilisez les mots de l'exercice précédent, notamment les verbes, pour éviter être et avoir.


    Sujet n°2 : après l’étude du récit du déluge, les élèves doivent imaginer ce qui se serait passé si les dieux avaient détruit la Terre par le feu et non par l’eau.
    a) préparation
    1. Faites un phrase avec chacun des mots suivants : flamme - étincelle - braise - brasier.
    2. Employez chacun des verbes suivant dans des phrases qui auront pour sujet "des flammes" : bondir - s'élever - crépiter - dévorer - lécher- ravager - couver - embraser - jaillir.
    Développez chaque phrase à l’aide de compléments circonstanciels.

    3. "L'un cherche un asile sur un roc escarpé, l'autre se jette dans un esquif, et promène la rame où naguère il avait conduit la charrue ; celui-ci navigue sur les moissons, ou sur des toits submergés ; celui-là trouve des poissons sur le faîte des ormeaux ; un autre jette l'ancre qui s'arrête dans une prairie."
    Sur le même modèle, décrivez en trois phrases la réaction des hommes face aux flammes : L'un... l'autre... ; celui-ci... celui-là... ; un autre...
    b) rédaction
    Vous respecterez le plan suivant :
    §1 : Zeus lance des flammes sur la Terre: comment fait-il ? A quels autres dieux fait-il appel ? Quel est le rôle de chacun ?
    §2 : Le feu se répand sur la terre : comme Ovide le fait avec l’eau, pour décrire l’expansion du feu, utilisez des verbes d’actions (cf. ex 2) ;
    §3 : La terre est livrée aux flammes : donnez de nombreux détails sur ce que l’on peut voir, entendre ou sentir.

    Sujet narratif faisant suite à une étude de L’Odyssée.
    Dans un autre épisode de l'Odyssée, Ulysse affronte les Sirènes. Imaginez et racontez cet épisode.

    I. Se documenter sur le sujet :
    Cherchez dans un dictionnaire de la mythologie : qui étaient les Sirènes ? Qu'est-ce qui les rendait dangereuses ? Comment se représentait-on les sirènes dans la Grèce antique ? Et ensuite ? Laquelle de ces représentations allez-vous choisir ?

    II. Soignez votre expression.

    A) « Là séjournait un homme de taille prodigieuse : il vivait à l'écart et ne connaissait pas la justice. C'était un monstre prodigieux, qui ne ressemblait pas à un homme mangeur de pain, mais au sommet boisé d'une haute montagne. »
    Sur le même modèle, faites une rapide description des sirènes mettant en valeur leur beauté ou leur monstruosité : Là étaient rassemblées des femmes… : elles vivaient… C’étaient des créatures…, qui ne ressemblaient pas à…, mais…

    Quelles approches possibles pour étudier du vocabulaire en classe ? (V. Marchais)

    Herbert DRAPER, Ulysse et les Sirènes, Huile sur toile, 1909, Galerie Ferens de Kingston.

    B) Voici une série de verbes : employez-en dix dans des phrases en rapport avec le sujet. Vous pouvez vous appuyer sur les images.
    Se ruer – agripper – tournoyer – se tordre – jaillir – bouillonner – se hisser – plonger – assaillir – s’effondrer – se tendre – se raidir – onduler – fondre sur – lacérer – percer – repousser – heurter – sombrer – saisir – déchirer – arracher.

    I. Organisez votre récit.
    Paragraphe 1 : Ulysse et ses compagnons aperçoivent les sirènes. Comment réagissent-ils ? Insérez ici votre description.
    Paragraphe 2 : Les sirènes attaquent : comment ? Quel sort les sirènes réservent-elles à leurs victimes ? Racontez en détail et soulignez leur cruauté par des comparaisons.
    Paragraphe 3 : Ulysse vainc les sirènes. Comment ? Est-ce par force ou par ruse ? Un dieu lui vient-il en aide ? Si oui, lequel, et comment ?

    Vous raconterez cet épisode au passé en réutilisant autant que possible le langage fort propre à l'épopée. N'hésitez pas à réemployer les épithètes homériques et les répétitions de phrases. Vous pouvez même en inventer.

    Cité dans : http://www.neoprofs.org/t82420p80-la-plupart-du-metalangage-de-grammaire-n-est-pas-fondamental#2740073


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