• Que s'est-il passé ces dernières années ? Pourquoi y a-t-il dans nos classes une telle proportion d'élèves qui tiennent leur crayon comme un marteau-piqueur, renâclent à chaque passage à l'écrit et produisent des copies presque indéchiffrables ? Comment se fait-il que, dans le célèbre triptyque lire / écrire / compter, le deuxième élément passe systématiquement à la trappe ? Les enfants d'aujourd'hui sont-ils intrinsèquement moins capables que ceux d'hier ? Est-ce la faute de la télé, d'internet, des jeux vidéo, des nouveaux programmes, de mai 68, des stylos à bille, du réchauffement climatique ou des perturbateurs endocriniens ?

    Ces questions me sont posées très régulièrement, que ce soit sur internet, au cabinet ou en formation d'enseignants. Je ne prétends pas, n'étant ni docteur en sciences de l'Education ou en sciences du Langage, ni historienne, être capable de donner une explication exhaustive de ce phénomène inquiétant qu'est la difficulté croissante, constatée par l'immense majorité des enseignants, qu'ont les élèves à maîtriser l'écriture manuscrite. Mais à la lumière de mon expérience, de ma réflexion et de mes lectures, je peux tenter de donner des éléments d'explication.

     

    Lire la suite sur le site Écriture Paris.

     

     


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  • Sont regroupés ici les passages les plus utiles et éclairants selon moi du sujet "Nouvelles injonctions en grammaire (Le Parisien) et discussion sur le prédicat" (forum Neorprofs).

     

    laMiss :
    C. Brigaudeau prépare un article sur les nouvelles injonctions en grammaire (prédicat, n'apprendre que certaines personnes en conjugaison, etc). Besoin de témoignages (anonymes) de diverses académies pour contrer le discours ministériel.

     

    Véronique Marchais :

    Il faudrait peut-être leur expliquer que le drame, c'est justement que la plupart de ces injonctions sont loin d'être nouvelles, et qu'elles ont déjà fait les dégâts que l'on sait. On ne fait qu'en remettre une couche après la brève parenthèse des programmes Darcos.

    Le prédicat revient, mais nous avions déjà thème et propos dans les programmes de 96, et la fameuse leçon sur les progressions thématiques. Complément de verbe et complément de phrase, ce n'est qu'une autre façon de parler des compléments essentiels avec lesquels on nous bourre le mou depuis des décennies et grâce auxquels la plupart des professeurs de français, même s'ils prononcent les mots, ne savent plus enseigner COD et COI.

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    20161218

     « Il faudrait que les professeurs réfléchissent… » J’entendais récemment cette déclaration1 à propos des résultats de la France aux dernières enquêtes PISA et TIMSS.

    Certes. Mais sait-on à quel point réfléchir devient, pour les professeurs, une gageure ? Tout est mis en œuvre, à chaque niveau de l’institution, pour rendre tout esprit critique, et donc toute véritable pensée, à peu près impossible.

    Qu’apprennent les professeurs lors de leur formation initiale, dans les ÉSPÉ ? Ne découvrent-ils pas toutes sortes de démarches pédagogiques, qui seraient présentées chacune avec leurs avantages et leurs limites, comme autant de ressources pour enseigner ? Non. Ils sont formatés à une seule et même approche, dont les principes varient à peine selon les disciplines, et se sont au fil des années imposés comme des modèles irréfragables : travail en séquences, socio-constructivisme (l’élève doit construire lui-même ses connaissances par l’expérience et les manipulations, le professeur devant éviter la transmission directe), culte de la technologie pour elle-même, souci de varier les activités pour complaire à un public habitué au zapping... Le sociologue Jean-Pierre Terrail a montré la persistance de ces grandes orientations depuis les années 19702.

     

    Lire la suite sur le blog La Vie Moderne

     


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