• Merci à Véronique Marchais, professeur de lettres dans un collège et coauteur d'excellents manuels (Manuel de littérature Terre des lettres, Cahier Apprendre à rédiger pas à pas 6e) pour ce très bel et très bon article.

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    Pour le vocabulaire, tout est bon :
    - au fil des textes,
    - par la formation des mots,
    - travail thématique, en relation avec un sujet travaillé en classe,
    - en lien avec l'écriture.

    Quelles approches possibles pour étudier du vocabulaire en classe ? (V. Marchais)

    Quelles approches possibles pour étudier du vocabulaire en classe ?

    1. La recherche dans le dictionnaire
    On peut s’en servir pour préparer les lectures ou pour préciser le travail sur certains mots en contexte. La régularité paraît indispensable pour que les élèves apprennent à se servir du dictionnaire.
    Avantage : développe l’habileté à se servir de cet outil indispensable.
    Inconvénients :
    - Le travail préparatoire ne peut être donné que pour des mots monosémiques.
    - L’utilisation du dictionnaire, trop systématique, peut devenir fastidieuse.


    2. Définition en contexte au fil des textes
    Les textes que nous étudions sont pleins de mots inconnus des élèves. Le but n'est pas qu'ils retiennent tous les mots nouveaux rencontrés dans chaque texte (ça ferait beaucoup), ni les plus rares, précisément parce que, rares, ils ont peut de chance d'être rencontrés de nouveaux, mais des mots relativement courants quoique littéraires – ou tout simplement inconnus des élèves. Ce sont ceux-là qui leur manquent d'abord. Alors on définit (par exemple par un système de notes) tous les mots difficiles dont la définition ne sera pas à retenir. Quant aux autres, ils font l'objet d'un questionnement durant l'étude du texte. Ce questionnement doit amener à définir les mots rencontrés à l'aide de leur contexte. On précise ou complète le sens mis à jour par les élèves et on donne à la fin de l'heure une liste des mots à retenir avec leur définition. Ces définitions sont à recopier le soir même sur une fiche ou dans un répertoire. Par ailleurs, les élèves doivent rédiger 3 phrases employant chacun de ces mots.
    Avantages :
    - Permet de ne pas toujours utiliser un dictionnaire ;
    - Donne des méthodes de réflexion utilisables quand on n’a pas de dictionnaire sous la main.
    Inconvénient : la définition en contexte est plus facile à retenir (formulée par ou pour l’élève) mais moins précise que celle du dictionnaire.

    Exemple, sur l'incipit des Mille et Une Nuits.
    Premier paragraphe.
    Expliquez le sens de la phrase “exclu de tout partage par les lois de l’empire”.
    Comment Shariar réagit-il dans cette situation ?
    « Il mit toute son attention à lui plaire » vous dit-on : cherchez dans la phrase suivante un nom qui désigne cette volonté de plaire, de faire plaisir. Quel radical reconnaissez-vous dans ce mot ? (On attend le mot « complaisance ».)
    Relevez, dans ce paragraphe, tous les mots qui expriment l’amour qui unit les deux frères.
    Deuxième paragraphe.
    Qu’est-ce qui, dans l’attitude de sultan vis-à-vis du vizir envoyé par son frère, montre cet amour pour son frère ?
    Que signifie le mot “abondance” ?
    Quels sont tous les mots du passage qui font sentir cette abondance ?

    Vocabulaire : (mots à retenir par les élèves)
    Une résolution : une décision.
    Ex : Pour chaque nouvelle année, on prend de bonnes résolutions.
    Se résoudre à : se décider à.
    Ex : Shariar se résolut à rendre visite à son frère.
    Résolu : capable de prendre des décisions et de s’y tenir. CONTR : irrésolu.
    Ex : Shariar et Schazenan sont deux êtres résolus.
    Complaisance (n. f.) : 1. attitude par laquelle on cherche à faire plaisir à qqn.
    Ex : Shariar fait preuve de complaisance vis-à-vis de son frère.
    2. Avec un sens négatif, c’est la peur de déplaire à qqn.
    Ex : Même s’il n’est pas d’accord avec lui, le vizir sourit au sultan par pure complaisance.
    L’inclination, c’est l’attirance qu’on éprouve pour une personne (on dit aussi avoir un penchant pour quelqu’un, avec la même idée de pente qui attire vers le bas : incliner signife pencher).
    Un présent : un cadeau
    Abondance (n. f.) : grande quantité de chose.
    Ex : Le sultan offre à son frère une abondance de présents.


    3. Le travail sur une famille de mots
    Il arrive fréquemment qu'un texte présente plusieurs mots de la même famille ou que nous retrouvions des mots de la même famille d'un texte à l'autre. Alors on peut comparer les mots, chercher la communauté de sens qui justifie la communauté de radical ; le professeur peut donner l'étymologie et, par un jeu de questions, on cherche d'autres mots de la même famille ou bien on demande d'expliquer des expressions contenant le mot étudié.
    Avantages : Cet exercice est très efficace car il permet de balayer un nombre de mots assez vaste avec une certaine économie assurée par cette racine commune qui est un point d'appui pour la mémoire. De plus, cette approche donne des méthodes pour réfléchir sur des mots nouveaux.

    Exemple :
    Travail sur les mots de la famille de foi (mots rencontrés dans le texte : se fier à ; perfide) :
    Foi : vient du latin « fides » qui signifie la confiance, la loyauté. Les mots formés sur le radical « fid- » sont de la même famille : fidèle, fidélité, infidèle… Les élèves recherchent des mots qu'ils connaissent, formés sur ce radical, ou des expressions avec le mot foi. Le professeur complète la liste et nous l'expliquons.

    Se fier à : faire confiance à. Ex : je me fie à toi pour nous sortir de là.
    Digne de foi : en qui ou en quoi l’on peut avoir confiance. Ex : cette histoire est digne de foi.
    Jurer sa foi : promettre d’être fidèle à sa parole.
    Foi d’honnête homme : c’est une expression utilisée pour promettre quelque chose, qui engage la parole d’honneur. La Fontaine la détourne : « Je vous paierai, soyez tranquille, avant l’Oût, foi d’animal. »
    Violer sa foi : manquer à la parole donnée, trahir sa parole. On est alors perfide. Par extension, une personne perfide est une personne en qui on ne peut avoir confiance parce qu’elle fait le mal en cachette.
    Un être sans foi ni loi : une personne qui ne croit en rien, qui ne respecte rien.
    Une personne de mauvais foi n’est pas sincère dans ce qu’elle dit, elle cherche à tromper l’autre dans ses paroles. Au contraire, une personne de bonne foi est honnête, sincère.
    Un féal est un vassal, c’est-à-dire une personne qui a juré fidélité à un seigneur.
    Se défier de qqn ou se méfier, c’est ne pas faire confiance.
    Lancer un défi à quelqu’un, c’est le contraindre à prouver sa bonne foi.
    On peut faire des confidences à qqn en qui on a confiance, c’est-à-dire lui confier des pensées intimes, secrètes. La personne à qui on se confie est alors notre confident.


    4. Les leçons thématiques
    Pendant une heure, on ne fait que ça : du vocabulaire, autour d'un thème. Travail sur des champs lexicaux et exercices de réemploi.
    Concrètement, on part d’un texte ou d’une image, on relève un champ lexical, on sort le(s) dictionnaire(s) et on complète : synonymes, antonymes, mots de la même famille...
    Ensuite, on manipule les mots pour affiner la compréhension de leur sens, de leur emploi, et des nuances qu’il y a entre eux.
    Avantage : permet de combler les lacunes des élèves dans un domaine particulier et de les préparer à un travail d’écriture mobilisant ce domaine (expression des émotions, des sensations, etc.)
    Inconvénient : il faut cibler les mots à retenir en priorité et beaucoup réviser par la suite pour assurer la fixation du vocabulaire, sinon, gare à l’indigestion.


    5. Travail en lien avec l’écriture
    Le travail de vocabulaire est donné directement en lien avec un sujet de rédaction. Il vise à donner les outils linguistiques qui permettront la richesse lexicale mais aussi syntaxique (par la proposition de verbes expressifs) du travail. Il peut être enrichi par un travail grammatical (travail sur une structure dont on exigera le réemploi dans le devoir).
    Avantages :
    - La perspective de l’utilisation immédiate du vocabulaire est stimulante pour l’élève.
    - L’emploi immédiat d’une partie de ce vocabulaire dans un travail personnel d’expression aide grandement à sa mémorisation.
    - Le bénéfice pour l’expression est immédiat. Ce travail donne du sens à tous les autres exercices de vocabulaire, parfois plus ingrats mais nécessaires, comme celui sur le dictionnaire.

    6. Mots croisés
    Ce travail se prête davantage à des révisions qu’à la découverte de mots nouveaux mais, par sa forme ludique, il séduit beaucoup les élèves.



    TYPOLOGIE DES EXERCICES POSSIBLES POUR LES RÉVISIONS

    CLASSER
    1. Classez les périodes historiques suivantes de la plus ancienne à la plus récente :
    Age classique – Antiquité – Époque contemporaine – Moyen-âge – Préhistoire – Renaissance – Temps modernes.

    2. Classez les expressions suivantes selon qu’elles désignent le présent, le passé ou l’avenir puis employez dans une phrase celles qui sont soulignées.
    Actuellement – autrefois – bientôt – d’antan – désormais – dorénavant – jadis – maintenant – naguère – récemment.


    ASSOCIER
    2. Retrouvez quel l’adjectif correspond à chaque expression :
    du printemps, de l’été, de l’hiver, du Moyen-âge, du matin, du soir, du jour, de la nuit, d’un siècle ou plus, de nos ancêtres.
    Ancestral – diurne – estival – hivernal – matinal – médiéval – nocturne – printanier – séculaire – vespéral.

    3. Associez chaque mot à son contraire :
    Antérieur ; précéder ; permanent ; bref.
    Long – postérieur – provisoire – succéder

    4. Associez chacun des mots suivants à sa définition.
    - abattu - de mauvaise humeur
    - maussade - qui regrette un bonheur passé
    - mélancolique - qui a l’air sombre et triste
    - morose - qui éprouve une tristesse vague, a des pensées sombres, tristes
    - nostalgique - profondément triste, sombre, renfermé
    - lugubre - fatigué, découragé, qui n'a plus de force


    DÉFINIR
    5. Quel moment de la journée désignent les mots suivants ?
    l’aube – l’aurore – le crépuscule – le passage au zénith – entre chien et loup.

    ANALYSER
    6. Expliquez le sens des mots suivants en analysant leur formation à chaque fois que c’est possible.
    a) Qui appelle-t-on : les aïeux ; les ancêtres ; nos contemporains ; des descendants ; un prédécesseur ; un successeur ?
    b) Qu’est-ce que la postérité ? Une gloire posthume ?
    c) Les mythes remontent à des temps immémoriaux : Que signifie immémoriaux ?

    FORMER DES MOTS
    7. Formez des adverbes à partir des adjectifs suivants. Vérifiez dans le dictionnaire le sens de ces adjectifs et l’orthographe des adverbes.
    Périodique ; ultérieur ; long ; récent ; constant ; précédent ;

    8. Le préfixe mé- est une déformation de mal.
    a) Simplement en analysant sa formation, donnez le sens de « méconnu ».
    b) Trouvez d'autres mots commençant par mé- correspondant aux définitions suivantes : erreur due à une chose mal comprise - aventure qui se finit mal – mauvaise entente entre deux personnes – dire du mal de quelqu'un – pas content, pas satisfait – mauvaise action – mauvaise estime.


    EMPLOYER
    9. Faites une phrase avec chacun des adverbes que vous avez formés dans l’exercice précédent.
    10. Employez chacun des verbes suivants dans une phrase de votre invention : affliger – navrer – accabler – assombrir – se languir.


    CORRIGER
    11. “Aujourd’hui”, “demain”, “la semaine prochaine” ne peuvent être employés que dans les dialogues, pas dans les récits. Recopiez les phrases suivantes en remplaçant les mots soulignés par l’expression qui convient.
    a) Il l’avait rencontrée aujourd’hui et voulait l’épouser dès demain.
    b) C’était l’homme qu’il avait vu la semaine dernière.
    c) Aujourd’hui, Robin était bien sombre : il ne pouvait s’empêcher de penser aux événements d’hier.
    d) Il lui donna rendez-vous dans trois jours.
    e) Par chance, un bateau partait après-demain.
    e) Le mariage fut repoussé au mois prochain.

    COMPLÉTER
    12. Complétez les phrases avec un des mots suivants : bicentenaire – bimensuel - bimestriel - hebdomadaire – périodes -quotidienne – solstice – trimestre.
    L’année scolaire est divisée en … - Le journal télévisé de 20 heures est une émission … - Un journal qui paraît toutes les semaines est un … - Ce magazine paraît tous les deux mois : c’est un … ; celui-là paraît tous les quinze jours : c’est un … - Le 24 décembre, c’est le … d’hiver. - En 1989, on a fêté le … de la Révolution française. - La Terre a connu plusieurs … glaciaires.

    RETROUVER DES MOTS DANS UN TEXTE :
    1. a) Retrouvez dans l’extrait de L'Odyssée tous les termes relatifs à l'armement.
    b) Quel autre mot désigne la flèche ?

    2. Trouvez dans le texte un équivalent dans la langue soutenue des mots suivants : craindre – mortel – brouter – caverne – boisson – habitation – invité – enlever – bateau – chagrin – hypocrites – force – cadeau.

    ENRICHISSEMENT D’UN CORPUS A L’AIDE DU DICTIONNAIRE
    1. L’épopée se caractérise par le choix de mots forts. Pour chacun des mots suivants, proposez un ou plusieurs mots de sens proche, mais plus fort. Ex : peur. → terreur, épouvante. Pour ce travail, vous pouvez utiliser un dictionnaire analogique.
    Le bruit – le noir – un cri – le mouvement - détruire – tuer – tomber – pleurer - courir – manger – jaillir – briller – effrayant – grand – beau – fort - brillant – dangereux – triste – choqué – méchant.

    MOTS CROISÉS



    Exemple de leçon thématique : Vocabulaire des sensations

    Pour percevoir le monde, nous utilisons cinq sens : la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, le goût.

    I. La vue

    1. Voici des verbes qui expriment le fait de regarder, employez-les au présent dans les phrases suivantes, en tenant compte de leurs nuances de sens :
    Examiner, observer, guetter, contempler, épier
    1) Je .... avec impatience l’arrivée de mes amis.
    2) Le médecin ... attentivement le patient afin d’établir son diagnostique.
    3) Il pressa le pas et se retourna plusieurs fois, car il se sentait ... .
    4) L’astronome ... les étoiles avec une lunette puissante.
    5) Arrivés au sommet, nous ... avec émerveillement le paysage qui s’offre à nous.

    2. Voici trois adjectifs qui évoquent la blancheur, employez-les chacun dans une phrase qui mettra en évidence les nuances de sens :
    Pâle, livide, immaculé.

    3. blanchâtre : quel nuance de sens apporte le suffixe -âtre ?

    4. Voici des mots pour dire la lumière et avec lesquels vous compléterez les phrases suivantes :
    Lueur, clarté, pourpre, laiteux, ardent, miroiter.
    1) La nuit était douce et la lune nous enveloppait de sa lumière ... .
    2) Il écrivit sa lettre à la ... tremblotante d’une bougie.
    3) La route tremblait sous la lumière... du soleil.
    4) La première étoile apparut dans la lumière ... du couchant.
    5) mille petits soleils ... à la surface de l’eau.

    II. Le toucher.
    1. Regroupez ensemble les antonymes.
    lisse brûlant
    frêle rêche
    satiné dur
    rigide rugueux
    moelleux solide
    glacial souple

    2. Associez à chaque verbe le bon sujet.
    le vent caresse
    le froid accable
    la brise darde ses rayons
    la canicule mord
    le soleil cingle

    III. L’ouïe
    1. Voici des noms pour dire les bruits, classez-les en deux colonnes : bruits faibles/ bruits forts.

    froissement sonnette grêle
    fracas tonnerre
    tintement son cristallin
    murmure chuchotement
    tapage souffle
    tintamarre brouhaha
    Employez chacun de ces mots dans une phrase de votre composition.

    2. Voici une liste de verbes pour dire les bruits. Employez-les dans les phrases suivantes.
    Retentir, tintinnabuler, gronder, siffler, rouler, clapoter, résonner, crépiter
    1) Le vent ... entre les tuiles mal jointes du toit.
    2) Allongé au fond de la barque, j’écoute l’eau ... contre les planches.
    3) De l’autre côté des montagnes, l’orage se mit à ... .
    4) Lorsque l’ascenseur parvint au cinquième étage, une petite sonnette ... .
    5) La flamme étouffée s’efforçait de renaître et bientôt le feu ... .
    6) Au fond de ce couloir, sa voix ... d’une étrange manière.

    3. Classez les verbes suivants en trois séries selon qu’ils indiquent a) un bruit qui augmente, b) un bruit qui dure, c) un bruit qui diminue ou s’achève.
    Se prolonger, s’accroître, s’affaiblir, faire écho, persister, s’enfler, se taire, se répercuter, s’amplifier, se calmer, s’atténuer, s’amplifier.

    IV. L’odorat et le goût
    1. Rapprochez chaque expression de la colonne a) de l’adjectif convenable de la colonne b)
    a) b)
    un plat non salé acide
    le vieux beurre suave
    le citron âcre
    la fumée amères
    le parfum d’une rose fade
    les endives rance

    2. Groupez les expressions synonymes :
    entêtant reconnaître
    savoureux se régaler
    fétide enivrant
    se délecter répandre
    discerner nauséabond
    exhaler délicieux

    3. Trouvez trois mots de la famille d’odeur qui répondent aux définitions suivantes :
    - sens permettant la perception des odeurs.
    - qui sent mauvais.
    - qui n’a pas d’odeur.
    4. Trouvez un adjectif de la même famille que –saveur- et qui sert à qualifier un aliment sans goût.

    V. Les cinq sens.

    Observez cette peinture d’Arcimboldo intitulé « The Water », l’eau.
    Décrivez le personnage que vous voyez, en employant le vocabulaire des cinq sens de manière à insister sur vos sensations face à cette créature.



    Travail en lien avec l’écriture

    Sujet n°1 : après l’étude de l’histoire de Narcisse dans les Métamorphoses d’Ovide, il s’agit de l’écriture d’un cadre idyllique à l’imitation de celui décrit par Ovide.

    a) Préparation
    1. Associez les noms de gauches et les adjectifs de droite sans oublier de faire les accords nécessaires. Ex : l'ombre fraîche.
    ombre ; onde ; air ; arbres ; feuilles ; lumière ; herbe ; fleurs chatoyant ; frais ; limpide ; luisant ; majestueux ; odorant ; pur ; translucide ;
    2. Que peut faire l'eau ? l'ombre ? les feuilles ? le vent ? la lumière ? les arbres ? l'herbe ? les fleurs ? Pour répondre, faites une phrase par question en utilisant les verbes suivants :
    bercer ; bruire ; chanter ; chatoyer ; courir ; danser ; onduler ; s'étirer.
    b) Rédaction :
    En dix à quinze lignes, décrivez un décor enchanteur. Utilisez les mots de l'exercice précédent, notamment les verbes, pour éviter être et avoir.


    Sujet n°2 : après l’étude du récit du déluge, les élèves doivent imaginer ce qui se serait passé si les dieux avaient détruit la Terre par le feu et non par l’eau.
    a) préparation
    1. Faites un phrase avec chacun des mots suivants : flamme - étincelle - braise - brasier.
    2. Employez chacun des verbes suivant dans des phrases qui auront pour sujet "des flammes" : bondir - s'élever - crépiter - dévorer - lécher- ravager - couver - embraser - jaillir.
    Développez chaque phrase à l’aide de compléments circonstanciels.

    3. "L'un cherche un asile sur un roc escarpé, l'autre se jette dans un esquif, et promène la rame où naguère il avait conduit la charrue ; celui-ci navigue sur les moissons, ou sur des toits submergés ; celui-là trouve des poissons sur le faîte des ormeaux ; un autre jette l'ancre qui s'arrête dans une prairie."
    Sur le même modèle, décrivez en trois phrases la réaction des hommes face aux flammes : L'un... l'autre... ; celui-ci... celui-là... ; un autre...
    b) rédaction
    Vous respecterez le plan suivant :
    §1 : Zeus lance des flammes sur la Terre: comment fait-il ? A quels autres dieux fait-il appel ? Quel est le rôle de chacun ?
    §2 : Le feu se répand sur la terre : comme Ovide le fait avec l’eau, pour décrire l’expansion du feu, utilisez des verbes d’actions (cf. ex 2) ;
    §3 : La terre est livrée aux flammes : donnez de nombreux détails sur ce que l’on peut voir, entendre ou sentir.

    Sujet narratif faisant suite à une étude de L’Odyssée.
    Dans un autre épisode de l'Odyssée, Ulysse affronte les Sirènes. Imaginez et racontez cet épisode.

    I. Se documenter sur le sujet :
    Cherchez dans un dictionnaire de la mythologie : qui étaient les Sirènes ? Qu'est-ce qui les rendait dangereuses ? Comment se représentait-on les sirènes dans la Grèce antique ? Et ensuite ? Laquelle de ces représentations allez-vous choisir ?

    II. Soignez votre expression.

    A) « Là séjournait un homme de taille prodigieuse : il vivait à l'écart et ne connaissait pas la justice. C'était un monstre prodigieux, qui ne ressemblait pas à un homme mangeur de pain, mais au sommet boisé d'une haute montagne. »
    Sur le même modèle, faites une rapide description des sirènes mettant en valeur leur beauté ou leur monstruosité : Là étaient rassemblées des femmes… : elles vivaient… C’étaient des créatures…, qui ne ressemblaient pas à…, mais…

    Quelles approches possibles pour étudier du vocabulaire en classe ? (V. Marchais)

    Herbert DRAPER, Ulysse et les Sirènes, Huile sur toile, 1909, Galerie Ferens de Kingston.

    B) Voici une série de verbes : employez-en dix dans des phrases en rapport avec le sujet. Vous pouvez vous appuyer sur les images.
    Se ruer – agripper – tournoyer – se tordre – jaillir – bouillonner – se hisser – plonger – assaillir – s’effondrer – se tendre – se raidir – onduler – fondre sur – lacérer – percer – repousser – heurter – sombrer – saisir – déchirer – arracher.

    I. Organisez votre récit.
    Paragraphe 1 : Ulysse et ses compagnons aperçoivent les sirènes. Comment réagissent-ils ? Insérez ici votre description.
    Paragraphe 2 : Les sirènes attaquent : comment ? Quel sort les sirènes réservent-elles à leurs victimes ? Racontez en détail et soulignez leur cruauté par des comparaisons.
    Paragraphe 3 : Ulysse vainc les sirènes. Comment ? Est-ce par force ou par ruse ? Un dieu lui vient-il en aide ? Si oui, lequel, et comment ?

    Vous raconterez cet épisode au passé en réutilisant autant que possible le langage fort propre à l'épopée. N'hésitez pas à réemployer les épithètes homériques et les répétitions de phrases. Vous pouvez même en inventer.

    Cité dans : http://www.neoprofs.org/t82420p80-la-plupart-du-metalangage-de-grammaire-n-est-pas-fondamental#2740073


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  • La leçon de choses s'oppose à la leçon de mots. Elle a été introduite en France par Marie Pape-Carpantier, mais on peut remonter au moins jusqu'à Rabelais - et même aux premiers hommes - pour rencontrer cette manière d'enseigner. 

    Cette vieille méthode renaît de ses cendres depuis dix ans (redécouverte de la méthode intuitive par le GRIP et Michel Delord, puis usage de la leçon de choses dans le CP de JPP et le CP d'Amalthée et enfin l'enthousiasme de beaucoup d'enseignants pour la méthode Montessori qui en est pourrait-on dire un prolongement systématique dans toutes les disciplines).

    L'histoire de la leçon de choses est retracée brièvement par Pierre Kahn dans l'article L'enseignement des sciences de Jules Ferry à l'éveil  disponible sur le site de l'Ifé :

     

    Pour aller plus loin et compléter l'article de P. Kahn, vous trouverez ci-dessous quelques références sur la leçon de choses. Dans les textes théoriques, vous trouverez les articles des pionniers français de cette méthode (Pape-Carpantier, Kergomard, Buisson) :

     

    Textes théoriques 

    Article "Leçons de choses" (Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire 1911)

    Chapitre "Leçons de choses" (in Gabriel Compayré, Cours de pédagogie théorique et pratique, 1897)

    L'esprit d'observation (conférence de M. Baby) 

    La leçon de choses pour les 5-7 ans par Pauline Kergomard (in L'éducation maternelle dans l'école, 1895)

    La leçon de choses (Pauline Kergomard, 2ème passage)

    Introduction de la méthode des salles d'asile dans l'école primaire par Marie Pape-Carpantier, 1867 (les salles d'asile sont les anciennes écoles maternelles, elles ont été améliorées notamment par Mme Pape-Carpantier puis Pauline Kergomard et Mlle Brès ; la méthode des salles d'asile dont il est question ici est justement la leçon de choses et ce livre est un recueil de plusieurs conférences faites devant les instituteurs en Sorbonne).

    La leçon de choses par Pierre Kahn (histoire de l'éducation)

    L'enseignement intuitif, par Ferdinand Buisson

     

    Manuels de Sciences - Leçons de choses CE

     

    Manuels de Sciences - Leçons de choses CM


     Documentaires sciences et techniques 



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  • Remarques préliminaires : La liste n'est pas exhaustive. Chaque éditeur propose un ou plusieurs fichiers ou classeurs. Tous ces ouvrages ne sont pas recensés ici. Attention : nous ne conseillons pas tous ces ouvrages, nous conseillons simplement de se renseigner sur ces ouvrages. Cette liste d'ouvrages clé en main complète la liste de ressources proposées sur les blogs. L'idée de cette liste m'est venue en lisant le sujet Quel support pour la production d'écrits au CE2 ? (ici).

     

    Manuels anciens CP-CE

    Manuels anciens CM

    ---------------------------------------------------------------------------------------

    Expression écrite CE1 (Zaubette, Tinsel)

    Écrire avec Ludo (CP/CE1)

    Ateliers d'écriture à l'école élémentaire (Dominique Mégrier, éd. Retz)

    Écrire, un plaisir à la portée de tous - 350 techniques d'écriture créative (Fally Stachak, éd. Eyrolles)

    Faire écrire les enfants - 300 propositions d'écriture (Fally Stachak, éd. Eyrolles)

    Défi écrire 7-9 ans (Jean-Bernard Schneider, éd. Access)


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  • Cette couverture de manuel ancien peut vous donner des idées pour réaliser une affiche sur la formation des mots par dérivation.

    Préfixe, radical, suffixe

    Voir le manuel Anscombre, La formation des mots français (Suffixes, Préfixes, Contraires)


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  • auteur : André Ouzoulias.

    source : http://eduscol.education.fr/cid58817/vocabulaire.html#lien0

    Télécharger « Ouzoulias_vocabulaire enseignement cycle 2.pdf »

     Pour favoriser l'enrichissement autonome du vocabulaire en lecture : 

    installer les bases de l'orthographe lexicale dès le cycle 2

    (nov. 2011) 
    Cet article présente la relation entre l'exploitation de l'orthographe et l'application au vocabulaire en situation de lecture et d'écriture. Il existe, en effet, une dimension de renforcement entre le travail sur le vocabulaire et les aspects lexicaux et morphosyntaxiques associés à l'orthographe.


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